« OK mais je suis au bord de la crise de nerfs, JE FAIS QUOI MOI ?! »

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Tout d’abord, je tiens à vous faire un sincère mea culpa car le précédent article n’avait pas pour vocation à exister seul, sans celui-ci en réponse immédiate. Des soucis de santé ont empêché cet enchaînement, j’en suis navrée.

Car en effet, c’est bien beau de savoir qu’on a désormais un(e) champion(ne) de l’auto-régulation à la maison – qui NON n’a pas décidé de nous pourrir l’existence simplement de grandir – n’empêche que ça fait 4 matins sur 5 cette semaine qu’on arrive en vrac au boulot, après avoir jeté sa progéniture à travers la grille de l’école et manqué deux accidents sur la route en se maquillant au volant (ou en répondant à un mail urgent).

Donc à la question « JE FAIS QUOI MOI A PART PETER UN PLOMB ? », voici quelques pistes.

Numéro #1

Clairement, il n’y a pas de recette miracle. Donc la première chose pratico-pratique à faire lorsqu’on a un enfant susceptible de prendre 20 min à enfiler ses chaussures et mettre son manteau au lieu 5, reste de prévoir 30 min avant de décoller de la maison histoire d’avoir de la marge. OK ça veut dire mettre son réveil 30 min plus tôt et chambouler l’organisation matinale mais si c’est pour éviter d’être chamboulé(e) tout court, ça peut valoir le coup.

Numéro #2

Sermonner, raisonner, tergiverser, ne sert à RIEN dans l’immédiat. Pas tellement plus après mais étant donné que le principe même de l’auto-régulation est que le cerveau de l’enfant est occupé à canaliser le stress et les émotions pour ne pas se laisser emporter par eux, il ne reste plus vraiment de place pour écouter nos remontrances ou nos arguments logiques. Une chose à la fois.

Sans parler du pourcentage d’entre nous capable à cet instant de dire ce qu’on a à dire le coeur léger, la voix calme et détendue. Il est au contraire tout à fait naturel d’être au bord de la crise de nerfs avec l’envie de planter tout le monde sur le palier.

Y revenir plus tard, quand on sera en état, OUI. Essayer de demander à notre enfant ce qu’il a ressenti à ce moment, lui exprimer ce que nous aussi on a ressenti, nos limites, nos besoins,  écouter les siens et réfléchir ensemble à des solutions qui conviendrait à tous les deux.

Numéro #3

L’imitation. Choisir un moment sans trop d’enjeux, où l’enfant aurait besoin que l’on se presse un peu, où il nous appelle et le laisser observer l’effet produit lorsqu’on ne répond pas à la demande, qu’on va à deux à l’heure. Rajouter quoi que ce soit, du style « ah tu vois ce que ça fait hein ? », « bah tu vois je fais comme toi … », serait contre-productif. Le ressenti est bien plus efficace que le sermon.

Numéro #4

Si l’enfant cherche à s’auto-réguler, c’est qu’il est d’autant plus sensible à l’agitation environnante. C’est avant tout en travaillant sur soi, en cherchant ce qui peut nous aider dans ces moments là à rester aussi zen que possible ou à se recentrer une fois l’orage passé, que nous serons le plus utile.

Numéro #5

Éviter de punir ou marchander. La guerre de pouvoir serait déclarée.

Privé(e) de dessin animé ? De goûter d’anniversaire ? Récompensée aux bonbons, au jouet ? Qu’apprend t-on à l’enfant à ce moment-là ? Qu’on est prêt à négocier sa coopération, qu’il ou elle a ce pouvoir sur nous. Qu’il ne s’agit plus de comprendre en quoi il est nécessaire d’être à l’heure, de penser aux autres, de fonctionner ensemble même avec des priorités différentes mais de développer de la rancoeur au privilège retiré, de prendre sa revanche au prochain tour ou de décrocher un plus gros lot encore. Bref, de vivre en fonction de la réaction de l’autre et de l’influence qu’on a sur lui.

Numéro #6

Pour l’enfant plus grand, tout à fait capable d’intégrer les enjeux qui se jouent pour nous dans le fait d’être parti(e) de la maison d’ici 2 min maximum, capable de comprendre les répercussions de sa façon d’agir, le laisser expérimenter les conséquences logiques de ses « actes » peut aussi s’avérer instructif. A condition que les règles soient énoncées en amont – sinon cela reviendrait à une punition déguisée – et que l’on s’y tienne, sans en rajouter sur les « si tu… alors …« .

« Demain, la voiture démarrera à 8h05, toute personne qui n’aurait pas sa ceinture bouclée à l’heure dite devra trouver un autre moyen pour se rendre à l’école / au collège et se débrouiller pour justifier son retard. » Évidemment, cela n’est possible que si l’enfant est en toute sécurité, sur le chemin de l’école comme à la maison s’il devait y rester.

Cette liste est bien entendue non exhaustive et a simplement pour but de décomplexer toute personne au bord du craquage (vous êtes humain) en évitant de perdre encore plus d’énergie que ces situations n’en demandent.

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