Le sentiment d’être capable

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En cette période agitée de préparation des fêtes de fin d’année, de course aux cadeaux effrénée, il en est un merveilleux que nous pouvons faire à nos enfants, quels que soient nos moyens et notre situation : le sentiment d’être capable.Capable de quoi ? De tout. Il ne s’agit pas d’être à tout prix « capable de », preuve à l’appui, mais de « se sentir capable ». De faire grandir un sentiment de confiance et de courage tel que l’effort n’est qu’un moyen pour y arriver, pas une contrainte. De donner à nos enfants la force de croire en eux, en leur pouvoir sur leur vie et ce qui les entoure, de lutter contre le découragement qui les pousse à baisser les bras, à abandonner leurs rêves, à taire leurs besoins et éteindre leurs envies.

Comment ? En commençant par croire en eux. Et en toutes les capacités qu’ils développent chaque jour, à condition qu’on leur offre l’occasion de s’entraîner et le droit d’échouer. Parce qu’un enfant qui sait qu’une erreur ne définit pas ce qu’il est, seulement une compétence non maîtrisée, aura naturellement envie d’y arriver. Il pourra recommencer sans être jugé mais bien plutôt encouragé, avec au cœur de son apprentissage le lien confiant, serein, que l’on aura tissé avec lui.

« Nous devons nous rendre compte que nous ne pouvons pas construire sur les faiblesses mais seulement sur les forces. Nous ne pouvons pas aider nos enfants – ni quiconque – à croire en eux-mêmes tant que nous ne croyons par en eux » écrivait Rudolf Dreikurs. D’où viennent ces forces ? De toutes les petites expériences du quotidien qui leur permettent de se rendre compte par eux-mêmes de leurs talents et de leurs succès.

Parce qu’un enfant de 3 ans qui arrive – parce qu’il a le droit – à se servir de l’eau avec une bouteille n’aura qu’une envie : servir la tablée entière. Celui qui sait faire ses lacets se proposera auprès de ses camarades de classe de nouer tout ce qui se présente, à l’affût des difficultés rencontrées par certain(e)s. Celui qui a réussi à faire du vélo sans petites roues n’aura plus peur de s’élancer, tout comme celui qui a enfin surmonter son exercice de géométrie aura une victoire sur laquelle s’appuyer à la prochaine difficulté. A condition de saisir toutes ces occasions pour les encourager. Encourager, pas complimenter. Savoir que nous sommes fiers d’eux lorsqu’ils réussissent est certes flatteur pour leur ego mais bien moins nécessaire pour les faire grandir que de savoir qu’ils peuvent être fiers d’eux. Là est la différence si fondamentale. A nous parents, éducateurs, professionnels, d’être conscients que se jouent chaque jour de multiples opportunités de développer l’empathie, l’entraide, la coopération, la générosité naturelles dont ils font preuve dès qu’ils se sentent capables.

Encourager, c’est insuffler du courage. C’est faire pousser des ailes pour aller toucher les étoiles et prendre son envol, pas craindre de tomber à chaque instant. Car oui, ils tomberont, ils s’écorcheront même parfois mais grâce à ce sentiment d’être capable que nous aurons semé en eux, en les aidant à faire et non en faisant à leur place, ils trouveront la force de se relever et d’avancer.

 

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