Discipline Positive : le soin anti-perfection

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Sans doute est-ce parce que la fée « Culpabilité » a été la première à se pencher sur mon berceau (et la plus redoutablement efficace à égalité avec la fée « Pression ») que je m’attache particulièrement à la déculpabilisation des parents que j’accompagne.
Et que je donne tout de suite le ton : ici on fuit la perfection.

Tout comme ses copines performance et exigence.
Ici on cherche du lien, de l’écoute, de la confiance en soi, de l’encouragement et des solutions.On vient vider son sac plein de « j’en peux plus », de « j’ai tout essayé », de « c’est toujours comme ça, y a rien à faire ». On vient prendre soin de ses nerfs prêts à craquer, on se reconnecte avec ses émotions, ses besoins, ses attentes, pour mieux comprendre celles et ceux de nos enfants.
On se félicite de ne pas baisser les bras, d’être capable de se remettre en question et de vouloir y arriver malgré tout.

Ici on prend la citation de Jane Nelsen pour crédo parce que « Les erreurs sont de formidables opportunités d’apprentissage » et celle de Rudolf Dreikurs comme engagement pour « Avoir le courage d’être imparfait ».

Or jeter par la fenêtre notre culpabilité de ne-pas-avoir-bien-fait n’a rien d’évident.
Notre époque sensiblement anxiogène n’aide pas. A écouter tout ce qui cloche et mérite d’être rectifié dans nos habitudes, on finit par se sentir coupable d’avoir :

  • sorti déjà 2 fois cette semaine la poubelle pleine à craquer

  • acheté un plat préparé prêt en 1 min chrono au micro-ondes pour sa pause dej

  • fait un barbecue saucisse-merguez-entrecôte 3 samedis de suite

  • commandé ric-rac le cadeau d’anniversaire de Mamie Arlette sur Amazon

  • proposé des tomates cerises à l’apéro le 7 février

Bref. Je considère qu’on en a assez à gérer comme ça pour éviter de se sentir coupable – en prime – d’avoir fait des enfants et de faire de son mieux, comme on peut.

Il me paraît également important de préciser ce qu’on entend par « positive ». Inutile d’imaginer des petits cœurs roses affichés partout dans la maison, des enfants qui ne se disputent jamais et des parents qui rient du matin au soir.
Par « positive » on entend une éducation qui va miser sur les forces – non sur les faiblesses – de l’enfant. Misons aussi sur celles du parent.

Et pour cela, certaines bases sont nécessaires :

Définir des priorités ou l’art de savourer l’essentiel

Peut-être qu’on aimerait un tas de trucs pour notre « minimoi », qu’il soit sage, propre, silencieux, surdoué en maths, premier en sport, poli, patient, etc. Et le plus tôt possible svp.
Mais si on se recentre sur l’idée d’en faire un adulte épanoui, autonome et responsable, de quoi a-t-on envie de l’équiper ? Que souhaite t-on mettre dans sa valise pour le voyage de la vie qui l’attend ? Quelles compétences désire t-on lui transmettre avant tout ?
La persévérance ? Le respect ? La tolérance ? La générosité ? Le courage ?

Faites une liste de 15 mots maximum. Elle sera votre plan de route pour les années à venir.

Prendre le temps des apprentissages

On prend souvent l’exemple, en Discipline Positive, qu’on ne s’attend pas à ce qu’un enfant marche avant 1 an ou sache lire avant le CP… Pourquoi devrait-il naître déjà équipé de tout ce qu’on a listé plus haut 
Parce que ça serait teeeeelllement plus simple. Teeeeelllement plus reposant. Pourtant, rien ne prendra plus de temps que d’acquérir des compétences de vie. Or apprendre nécessite entre autres trois ingrédients : du temps, de la répétition et de la motivation.

Voilà pourquoi, pour tout ce qui vous tient profondément à cœur, on va miser sur l’encouragement, l’entraînement et la confiance en soi.

Un cheval de bataille à la fois : la stratégie des petits pas

Parce que Rome ne s’est pas faite en un jour et tous les dictons de ce genre-là, on prend soin de soi et on évite de s’épuiser à mener tous les combats à la fois.
Le plus difficile est d’arriver à garder ce recul nécessaire, situation après situation, permettant d’identifier ce qui importe le plus, ce qu’il faut travailler en profondeur « à ce moment-là » quitte à mettre le reste entre parenthèses… pour faire avancer tout le reste.
Ce sont les petites victoires qui font les grandes. Et lorsqu’on se fixe de petits objectifs successifs, on évite de se décourager au pied de l’Everest.

On pourrait citer d’autres principes sur lesquels s’appuyer, car ils portent et apportent, vraiment.
Pour autant qu’on prenne le temps de nous les expliquer, qu’on nous aide à les ressentir et les appréhender.

Alors on admet que les points noirs surgiront toujours, qu’il y aura des crises à s’en donner des boutons, qu’être parent provoque des maux de tête, des crises d’angoisses et des sueurs froides, que les relations familiales ça pique parfois, ça gratte et ça irrite mais qu’en cherchant d’autres chemins, d’autres façons de faire ou de voir les choses, on constitue petit à petit sa trousse à pharmacie, du kit d’urgence premiers secours aux traitements de fond.

En ayant testé avant de n’être allergique à aucun composant.

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