Messieurs (enfin certains messieurs…)

Lorsque nous cajolons notre bébé dans nos bras, nous qui pourtant avons du mal à aller vers les vôtres, ce n’est pas que nous vous aimons moins mais qu’il nous arrive d’avoir du mal à nous aimer nous. Avec nos valises sous les yeux, nos kilos en trop, nos émotions en vrac et notre ventre distendu.

Lorsque nous nous écroulons dans le canapé avec un yaourt après avoir confectionné les purées bio pour la semaine, ce n’est pas que votre alimentation équilibrée ne nous importe pas. C’est que nous vous pensons capables d’y subvenir par vous-même.

Lorsque nous prenons bébé contre nous la nuit, ce n’est pas parce votre présence ne nous suffit pas mais parce que nous souhaitons l’apaiser par la nôtre… Ou que nous n’avons même plus la force de nous relever.

Lorsque nous rions avec nos copines alors que nous pleurons dans vos bras, c’est que nous vous pensons suffisamment solides pour encaisser ça.

Lorsque notre libido est en berne ce n’est pas parce que notre désir pour vous a disparu mais parce qu’au milieu de tout le chantier de nos journées, nous ne savons plus trop où nous l’avons rangé.

Lorsque nous avons besoin d’être seule, ce n’est pas parce que nous ne voulons pas être avec vous mais parce que nous avons besoin de nous retrouver, nous.

Messieurs, lorsque nous devenons mère et que tous ces changements s’imposent à vous, ce n’est pas parce que la femme qui faisait attention à vous disparaît, c’est parce que vous voilà père, vous.

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