Chère peur, merci de faire moins de bruit.

Qu’est-ce que votre peur a de positif ?

Qu’est-ce qu’elle vous apporte ?

Avoir peur est bien souvent légitime. La peur est là pour nous protéger.

Elle vient signaler à notre cerveau que nous risquons de sortir de notre zone de confort et de perdre nos repères. Elle nous retient là où nous estimons être en sécurité.
Pas forcément bien, pas forcément heureux, mais à l’abri.

Et si vous preniez votre peur par la main ? Car l’enjeu n’est pas tant de se débarrasser de vos peurs mais de faire en sorte qu’elles ne vous empêchent pas d’avancer.

Écoutez le message que votre peur vous raconte et voyez par vous-même avec quoi vous êtes réellement d’accord.
Est-ce que vous vous retenez de vivre ce qui vous tient à cœur parce que cela vous serait vraiment nuisible ou parce que votre peur vous crée le scénario parfait pour vous éviter un sentiment d’inconfort et d’insécurité ?

Vous êtes tout à fait capable de ce que vous visez.
Si vous n’avez pas toutes les ressources nécessaires en vous, vous saurez en trouver autour de vous.

Votre peur se loge dans votre cerveau là où se trouve votre instinct de survie.
Vos peurs n’ont pas pour mission de vous rendre heureux mais de vous garder sécurité.

Remerciez vos peurs de vouloir prendre soin de vous, de vous faire réfléchir à deux fois avant de prendre une décision, de ne pas vous rendre égoïste.
Dites-leur que vous ferez attention à faire les choses de manière positive, en prenant compte de vos besoins et en respectant ceux que vous aimez.

Expliquez à votre peur qu’à la rigueur vous pouvez faire équipe, qu’elle peut vous accompagner si ça lui chante mais que vous vous mettez en route vers vos rêves.

Qu’elle peut marcher à vos côtés mais pas vous barrer la route.

Que vous avez besoin de concentrer votre attention sur vos projets, alors merci de rester polie et de faire moins de bruit.

Le manque de fermeté n’est pas (toujours) un excès de bienveillance

S’il y a bien une notion qui me tient à cœur lorsque l’on parle « d’éducation positive », c’est celle de bienveillance : « disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui » dit le Larousse.
Envers un enfant pour qui tout est découverte et apprentissage, notamment en cas d’erreurs et d’échecs, cela m’a toujours semblé essentiel.

La notion de « fermeté », que la Discipline Positive lie intrinsèquement à celle de bienveillance, m’a ainsi été plus difficile à appréhender  ; moi qui revendiquais l’écoute, la patience, l’empathie et autres souplesses d’approche envers l’enfant-qui-grandit.

Pourtant, au fil des années de pratique et d’observation, j’ai pris conscience des enjeux liés à cette fameuse « fermeté » et de son rôle indispensable pour une éducation réellement bienveillante.

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« Faire avec » et non « faire pour »

C’est l’un des grands principes éducatifs en Discipline Positive et l’une des clés pour développer chez l’enfant la fameuse « confiance en soi ».

A la base de cette posture parentale se trouve un précepte de R. Dreikurs, qui affirmait qu’à chaque fois que l’on fait à la place d’un enfant ce qu’il aurait été en mesure de faire lui-même, on le prive d’une formidable opportunité d’apprentissage.

Qu’est-ce que cela signifie ?

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Et les limites dans tout ça ?

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C’est l’une des grandes appréhensions des parents envers l’éducation dite « positive et bienveillante », l’un des grands malentendus aussi : si tout à coup je me mets à écouter les besoins de mon enfant, si je laisse la place à ses émotions, dans quoi est-ce que je m’embarque ? Où sont les limites ? Lire la suite

La bienveillance… en overdose

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C’est LE mot à la mode, le mot de la rentrée, celui auquel on ne peut échapper pour peu qu’on possède une radio, une télé ou une connexion internet, voire les trois à la fois. Bienveillance au travail, bienveillance à l’école, en famille, à la salle de gym, dans les transports, au supermarché, soyez bienveillants nous rabâche t-on !

OK très bien. Mais sérieusement, qu’est-ce que ça a de nouveau ?
A t-on réellement un jour prôné d’être détestable avec son collègue de bureau, préconisé d’être tyrannique avec son enfant, nuisible à son conjoint ? Encore heureux que le monde tourne suffisamment bien pour recommander la bienveillance plutôt que son contraire.
Il me semble donc que pour avancer sur le sujet ou du moins être un tantinet instructif, il serait plus judicieux d’en rappeler la définition. Lire la suite