Noël en famille : comment survivre aux fêtes sans trop de pertes et fracas ?

La formule consacrée veut que l’on se souhaite de « B.O.N.N.E.S » fêtes, un « J.O.Y.E.U.X.» Noël or, qu’on se le dise, l’affaire n’a rien de garanti.

Parce qu’au milieu des feuilletés apéro de tante Simone qui manquent de brûler pour cause de retard dans l’ouverture des huîtres, de la bûche aux fruits rouges renversée sur le canapé neuf de belle-maman et des enfants surexcités par le déballage imminent des cadeaux, Noël c’est aussi l’occasion privilégiée des règlements de compte familiaux, l’un des moments les plus sensibles pour la garde partagée et globalement, une période où le « trop » est à l’honneur : trop de sucre, trop de gras, trop de monde, trop d’agitation, trop de bruit, …

Les fêtes ont ainsi cette capacité à réunir autant qu’à diviser.

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Cherche enfant sage (désespérément)

A chaque fois que j’en entends parler, cet adjectif attise ma curiosité :

« Il est sage dites donc votre petit garçon »
« Tu seras sage hein ? »
« Ils sont très sages j’espère que cela va durer en grandissant »
« Qu’est-ce qu’il est sage ce bébé ! Vous avez de la chance !»

Hummm… C’est-à-dire ? C’est quoi un enfant sage ? C’est comment ?
J’ai tenté d’étudier la question afin d’éluder ce qui reste, pour moi, un grand mystère.

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Le manque de fermeté n’est pas (toujours) un excès de bienveillance

S’il y a bien une notion qui me tient à cœur lorsque l’on parle « d’éducation positive », c’est celle de bienveillance : « disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui » dit le Larousse.
Envers un enfant pour qui tout est découverte et apprentissage, notamment en cas d’erreurs et d’échecs, cela m’a toujours semblé essentiel.

La notion de « fermeté », que la Discipline Positive lie intrinsèquement à celle de bienveillance, m’a ainsi été plus difficile à appréhender  ; moi qui revendiquais l’écoute, la patience, l’empathie et autres souplesses d’approche envers l’enfant-qui-grandit.

Pourtant, au fil des années de pratique et d’observation, j’ai pris conscience des enjeux liés à cette fameuse « fermeté » et de son rôle indispensable pour une éducation réellement bienveillante.

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« Faire avec » et non « faire pour »

C’est l’un des grands principes éducatifs en Discipline Positive et l’une des clés pour développer chez l’enfant la fameuse « confiance en soi ».

A la base de cette posture parentale se trouve un précepte de R. Dreikurs, qui affirmait qu’à chaque fois que l’on fait à la place d’un enfant ce qu’il aurait été en mesure de faire lui-même, on le prive d’une formidable opportunité d’apprentissage.

Qu’est-ce que cela signifie ?

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Non, tout n’est pas « positif » et c’est tant mieux.

Optimiste je le suis. Profondément.
Malgré les aléas de la vie, les drames parfois, je le suis et je le reste.
Parce que j’ai foi en la vie, parce que je crois au bonheur qui renaît de ses cendres, même s’il faut se battre, même si cela semble inaccessible au départ.

Par souci de cohérence, j’ai fondé mes choix professionnels et éducatifs sur le « positif » avec la volonté de voir le verre à moitié plein, les forces plutôt que les faiblesses.
Comme un art de vivre, un savoir-être qui se travaille et s’entretient au quotidien.
Par constat de l’évidence aussi : le « négatif » m’use et m’ennuie.
Il vampirise mon énergie, accélère ma fatigue mentale et ternit ce que j’aime.
A chaque fois qu’il me rend visite, j’ai l’impression de perdre autant mon élan que ma créativité alors oui clairement, lui et moi, nous ne sommes pas amis.
Je suis résolument optimiste et pourtant, devant le rayonnage des libraires et une quantité non négligeable d’articles que je vois passer j’ai la désagréable impression d’un « effet Prozac » recherché pour toute une société.

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Se faire modèle de ce qu’on veut transmettre

En Discipline Positive, on fait appel au bon sens qui, la tête dans le guidon et les pieds dans le quotidien, peut parfois nous faire défaut.

On rappelle notamment que l’une des clés des changements que l’on veut mettre en place et des comportements que l’on attend de nos enfants est de montrer l’exemple.

La cohérence entre ce qu’on dit (ce qu’on prône, ce qu’on demande, …) et ce qu’on fait est en effet un élément indispensable pour que l’enfant puisse comprendre et apprendre, jusqu’à être capable de reproduire lui-même ce qui est attendu.

Cet « apprentissage » peut ainsi être d’autant plus long – voire désespérément non acquis – qu’il ne peut imiter le parent devant lui pour s’entraîner, comme devant un miroir.
L’exemple type est le fameux « Arrête de crier ! » qu’on dit soi-même en hurlant, tant nos nerfs sont mis à rude épreuve depuis plusieurs heures.

Oui mais on n’est pas toujours en état d’être le parfait exemple. Alors quoi ? On se force ? On se ressaisit vite fait pour ne pas défaillir sous les yeux interloqués de nos enfants ?

Et si au contraire, on apprenait à lâcher prise ?

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Ecrans. La culpabilisation 3.0

Cela fait un moment que je souhaite écrire sur le sujet sans savoir par quel angle l’aborder.
C’est après avoir écouté l’intervention de M. Boris Cyrulnik, le 20 juin dernier, à « La Grande Table » de France Culture que je finis par me lancer.

Si vous saviez comme je vous admire M. Cyrulnik, comme ma gratitude est grande pour tout ce que vous nous avez apporté de connaissances et d’éclairages sur le fonctionnement de la relation mère-enfant, du cerveau de l’enfant, sur le lien, l’attachement et tant d’autres concepts ardus auxquels vous nous donnez accès. Je dévore vos livres et guette vos interventions en public.

Mais là, je ne saurais acquiescer. « Pas d’écran du tout avant 3 ans ».
Cette phrase n’est pas passée.

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Discipline Positive : le soin anti-perfection

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Sans doute est-ce parce que la fée « Culpabilité » a été la première à se pencher sur mon berceau (et la plus redoutablement efficace à égalité avec la fée « Pression ») que je m’attache particulièrement à la déculpabilisation des parents que j’accompagne.
Et que je donne tout de suite le ton : ici on fuit la perfection.

Tout comme ses copines performance et exigence.
Ici on cherche du lien, de l’écoute, de la confiance en soi, de l’encouragement et des solutions.On vient vider son sac plein de « j’en peux plus », de « j’ai tout essayé », de « c’est toujours comme ça, y a rien à faire ». On vient prendre soin de ses nerfs prêts à craquer, on se reconnecte avec ses émotions, ses besoins, ses attentes, pour mieux comprendre celles et ceux de nos enfants.
On se félicite de ne pas baisser les bras, d’être capable de se remettre en question et de vouloir y arriver malgré tout. Lire la suite

En matière d’éducation, la magie n’existe pas

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J’ai l’impression, à travers mes derniers articles, de ne pas sembler très enthousiaste mais je ne peux m’empêcher d’être horripilée (restons polie) par ce que je vois passer (notamment sur Facebook) à propos des trucs et astuces « révolutionnaires » qu’apporte l’éducation positive.

Ce matin encore, une publicité (d’un site très actif en la matière) prônait « la magie de l’écoute active » auprès de nos enfants. Autant être très claire, en matière d’éducation, la magie n’existe pas. Pas plus que les licornes, les élixirs, les potions et j’en passe.
A faire croire cela, pas étonnant de lire des articles sur le burn-out parental, la culpabilisation des parents ou les promesses mensongères de ces « nouvelles façons de penser l’éducation ». Lire la suite

Et les limites dans tout ça ?

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C’est l’une des grandes appréhensions des parents envers l’éducation dite « positive et bienveillante », l’un des grands malentendus aussi : si tout à coup je me mets à écouter les besoins de mon enfant, si je laisse la place à ses émotions, dans quoi est-ce que je m’embarque ? Où sont les limites ? Lire la suite