Chère peur, merci de faire moins de bruit.

Qu’est-ce que votre peur a de positif ?

Qu’est-ce qu’elle vous apporte ?

Avoir peur est bien souvent légitime. La peur est là pour nous protéger.

Elle vient signaler à notre cerveau que nous risquons de sortir de notre zone de confort et de perdre nos repères. Elle nous retient là où nous estimons être en sécurité.
Pas forcément bien, pas forcément heureux, mais à l’abri.

Et si vous preniez votre peur par la main ? Car l’enjeu n’est pas tant de se débarrasser de vos peurs mais de faire en sorte qu’elles ne vous empêchent pas d’avancer.

Écoutez le message que votre peur vous raconte et voyez par vous-même avec quoi vous êtes réellement d’accord.
Est-ce que vous vous retenez de vivre ce qui vous tient à cœur parce que cela vous serait vraiment nuisible ou parce que votre peur vous crée le scénario parfait pour vous éviter un sentiment d’inconfort et d’insécurité ?

Vous êtes tout à fait capable de ce que vous visez.
Si vous n’avez pas toutes les ressources nécessaires en vous, vous saurez en trouver autour de vous.

Votre peur se loge dans votre cerveau là où se trouve votre instinct de survie.
Vos peurs n’ont pas pour mission de vous rendre heureux mais de vous garder sécurité.

Remerciez vos peurs de vouloir prendre soin de vous, de vous faire réfléchir à deux fois avant de prendre une décision, de ne pas vous rendre égoïste.
Dites-leur que vous ferez attention à faire les choses de manière positive, en prenant compte de vos besoins et en respectant ceux que vous aimez.

Expliquez à votre peur qu’à la rigueur vous pouvez faire équipe, qu’elle peut vous accompagner si ça lui chante mais que vous vous mettez en route vers vos rêves.

Qu’elle peut marcher à vos côtés mais pas vous barrer la route.

Que vous avez besoin de concentrer votre attention sur vos projets, alors merci de rester polie et de faire moins de bruit.

Pourquoi cette période avec enfants à la maison n’a rien d’un air de vacances

A l’idée de rester plusieurs semaines à la maison avec nos enfants, nous pourrions nous réjouir, savourer la chance que nous avons d’avoir tout ce temps à passer ensemble, bénir cette occasion rêvée de partager des activités, nous qui courons toute l’année et attendons les vacances avec impatience pour, enfin, se retrouver en famille.

Sauf que dans la réalité, nous voilà surtout nombreux à être angoissés à l’idée de cohabiter H-24, paniqués de devoir les occuper de 8h à 20h alors que les parcs d’activités sont fermés, que les mails et les coups de fil pro vont continuer de tomber tandis qu’il y aura la « continuité pédagogique à assurer ».

Bref, qu’il va nous falloir tout gérer.

Alors quoi, on ne sait pas ce qu’on veut ? On n’est jamais satisfait ? On ne sait faire que râler ?

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L’accompagnement parental ? #cestquoitonjob

NB : Un grand merci à Alice pour cet entretien dans le cadre de son mémoire et pour m’avoir permis de publier notre échange.

Parler éducation, problèmes et solutions avec les parents.. Vous êtes une sorte de « Super Nanny » en fait ?

Oh non ! Pas du tout ! Déjà parce qu’il est important pour moi que l’échange avec le(s) parent(s) ait lieu « en terrain neutre », hors des murs de la maison.
Je suis là pour permettre aux parents de « vider leur sac », de prendre soin d’eux et de (re)prendre confiance en eux afin de trouver des solutions là où pour le moment, ils ne voient pas comment faire et semblent dans l’impasse.
Avec ce sentiment récurrent « d’avoir tout essayé » sans que rien ne marche sur le long terme.

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Non, tout n’est pas « positif » et c’est tant mieux.

Optimiste je le suis. Profondément.
Malgré les aléas de la vie, les drames parfois, je le suis et je le reste.
Parce que j’ai foi en la vie, parce que je crois au bonheur qui renaît de ses cendres, même s’il faut se battre, même si cela semble inaccessible au départ.

Par souci de cohérence, j’ai fondé mes choix professionnels et éducatifs sur le « positif » avec la volonté de voir le verre à moitié plein, les forces plutôt que les faiblesses.
Comme un art de vivre, un savoir-être qui se travaille et s’entretient au quotidien.
Par constat de l’évidence aussi : le « négatif » m’use et m’ennuie.
Il vampirise mon énergie, accélère ma fatigue mentale et ternit ce que j’aime.
A chaque fois qu’il me rend visite, j’ai l’impression de perdre autant mon élan que ma créativité alors oui clairement, lui et moi, nous ne sommes pas amis.
Je suis résolument optimiste et pourtant, devant le rayonnage des libraires et une quantité non négligeable d’articles que je vois passer j’ai la désagréable impression d’un « effet Prozac » recherché pour toute une société.

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