Pourquoi cette période avec enfants à la maison n’a rien d’un air de vacances

A l’idée de rester plusieurs semaines à la maison avec nos enfants, nous pourrions nous réjouir, savourer la chance que nous avons d’avoir tout ce temps à passer ensemble, bénir cette occasion rêvée de partager des activités, nous qui courons toute l’année et attendons les vacances avec impatience pour, enfin, se retrouver en famille.

Sauf que dans la réalité, nous voilà surtout nombreux à être angoissés à l’idée de cohabiter H-24, paniqués de devoir les occuper de 8h à 20h alors que les parcs d’activités sont fermés, que les mails et les coups de fil pro vont continuer de tomber tandis qu’il y aura la « continuité pédagogique à assurer ».

Bref, qu’il va nous falloir tout gérer.

Alors quoi, on ne sait pas ce qu’on veut ? On n’est jamais satisfait ? On ne sait faire que râler ?

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L’accompagnement parental ? #cestquoitonjob

NB : Un grand merci à Alice pour cet entretien dans le cadre de son mémoire et pour m’avoir permis de publier notre échange.

Parler éducation, problèmes et solutions avec les parents.. Vous êtes une sorte de « Super Nanny » en fait ?

Oh non ! Pas du tout ! Déjà parce qu’il est important pour moi que l’échange avec le(s) parent(s) ait lieu « en terrain neutre », hors des murs de la maison.
Je suis là pour permettre aux parents de « vider leur sac », de prendre soin d’eux et de (re)prendre confiance en eux afin de trouver des solutions là où pour le moment, ils ne voient pas comment faire et semblent dans l’impasse.
Avec ce sentiment récurrent « d’avoir tout essayé » sans que rien ne marche sur le long terme.

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Non, tout n’est pas « positif » et c’est tant mieux.

Optimiste je le suis. Profondément.
Malgré les aléas de la vie, les drames parfois, je le suis et je le reste.
Parce que j’ai foi en la vie, parce que je crois au bonheur qui renaît de ses cendres, même s’il faut se battre, même si cela semble inaccessible au départ.

Par souci de cohérence, j’ai fondé mes choix professionnels et éducatifs sur le « positif » avec la volonté de voir le verre à moitié plein, les forces plutôt que les faiblesses.
Comme un art de vivre, un savoir-être qui se travaille et s’entretient au quotidien.
Par constat de l’évidence aussi : le « négatif » m’use et m’ennuie.
Il vampirise mon énergie, accélère ma fatigue mentale et ternit ce que j’aime.
A chaque fois qu’il me rend visite, j’ai l’impression de perdre autant mon élan que ma créativité alors oui clairement, lui et moi, nous ne sommes pas amis.
Je suis résolument optimiste et pourtant, devant le rayonnage des libraires et une quantité non négligeable d’articles que je vois passer j’ai la désagréable impression d’un « effet Prozac » recherché pour toute une société.

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