Le manque de fermeté n’est pas (toujours) un excès de bienveillance

S’il y a bien une notion qui me tient à cœur lorsque l’on parle « d’éducation positive », c’est celle de bienveillance : « disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui » dit le Larousse.
Envers un enfant pour qui tout est découverte et apprentissage, notamment en cas d’erreurs et d’échecs, cela m’a toujours semblé essentiel.

La notion de « fermeté », que la Discipline Positive lie intrinsèquement à celle de bienveillance, m’a ainsi été plus difficile à appréhender  ; moi qui revendiquais l’écoute, la patience, l’empathie et autres souplesses d’approche envers l’enfant-qui-grandit.

Pourtant, au fil des années de pratique et d’observation, j’ai pris conscience des enjeux liés à cette fameuse « fermeté » et de son rôle indispensable pour une éducation réellement bienveillante.

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Discipline Positive : le soin anti-perfection

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Sans doute est-ce parce que la fée « Culpabilité » a été la première à se pencher sur mon berceau (et la plus redoutablement efficace à égalité avec la fée « Pression ») que je m’attache particulièrement à la déculpabilisation des parents que j’accompagne.
Et que je donne tout de suite le ton : ici on fuit la perfection.

Tout comme ses copines performance et exigence.
Ici on cherche du lien, de l’écoute, de la confiance en soi, de l’encouragement et des solutions.On vient vider son sac plein de « j’en peux plus », de « j’ai tout essayé », de « c’est toujours comme ça, y a rien à faire ». On vient prendre soin de ses nerfs prêts à craquer, on se reconnecte avec ses émotions, ses besoins, ses attentes, pour mieux comprendre celles et ceux de nos enfants.
On se félicite de ne pas baisser les bras, d’être capable de se remettre en question et de vouloir y arriver malgré tout. Lire la suite

Discipline Positive : Parents, et si on prenait soin de nous ?

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Comme pour tout un tas de choses, les bienfaits de « l’éducation positive » dépendent de l’angle de vue choisi et de l’interprétation qu’on en fait.

Le point de départ – et centre d’intérêt principal – de ce type de pédagogie étant le bien-être de l’enfant : tout ce qu’on va pouvoir lui apporter pour bien grandir, bien se développer, en plus de tout ce qu’on fait déjà sur les questions d’éveil, du sport, de la santé, de l’alimentation…

Il y a concrètement de quoi y voir de nouvelles injonctions, des responsabilités supplémentaires à endosser et au final la pression grandissante d’incarner un « super-parent », là où on s’efforce déjà d’être au top au travail, en couple, entre amis, …

Et si on repensait nos choix et nos envies d’éducation pour le « positif » que cela peut nous apporter à NOUS, en tant que parents ? Lire la suite